Voici quelques extraits du "MONDE BLEU",

le journal des sixièmes de l'année 1999-2000

Extrait du numéro 1 :

BALADE A GUISSENY

Le vendredi 10 septembre, les élèves de sixième partirent en car pour Guissény.

Ils marchèrent en suivant le sentier côtier du Couffon jusqu'à la plage du Curnic, lieu du pique-nique. L'après-midi s'est déroulé en jouant sur la plage.

La journée étant terminée, tous les élèves et les professeurs revinrent bien fatigués au collège.

Le but de cette journée était de faire connaissance les uns avec les autres.

Hélène Fagon, Emilie Grigeol, Kristell Combot, Marie Le Naour et Aurélie Le Goff

Extrait du numéro 2 :

"Ce monde, vous savez, ce monde de grandes personnes, je n'en suis pas."(Katherine Mansfield) Notre petit journal est celui des nouveaux collégiens, des "bleus". Monde candide que celui de la pré-adolescence : poésie, lecture, histoires plus ou moins drôles, sondages, charades, énigmes. Mais quelques nuages viennent obscurcir l'azur, en particulier des nuages de fumée. Nous sommes très nombreux à nous plaindre des odeurs de tabac qui empestent les toilettes. Merci à Richard de nous apporter cet article sur les méfaits du tabac :

IMPACT DU TABAC SUR LA SANTE

L'impact du tabac sur la santé est considérable. Il est responsable, chaque année, de 68 000 décès prématurés en France. Un fumeur régulier sur deux, s'il a commencé à fumer à l'adolescence, mourra victime du tabac. Parmi ces fumeurs, 50 % mourront avant 69 ans.

Le tabac vient en tête de toutes les causes connues des cancers. Ce sont les cancers des voies aérodigestives supérieures (poumon, pharynx, cavité buccale, œsophage) que sont les plus liés au tabac. Le risque de cancer du poumon est dix fois plus élevé chez les fumeurs et 90 % des cancers du poumon sont dus au tabac.

Les maladies cardiovasculaires (angines de poitrine, artérites des membres inférieurs, accidents vasculaires cérébraux) et les maladies respiratoires chroniques (bronchite chronique, emphysème) sont directement liées au tabagisme.

L'impact sur la santé dépend surtout de l'ancienneté de la consommation journalière.

En 1990, l'espérance de vie d'un fumeur est, tous âges confondus, inférieure de 16 ans à celle d'un non fumeur et inférieure de 23 ans pour les 35-65ans.

Les risques liés au tabagisme passif, c'est-à-dire l'exposition à la fumée des autres, sont également bien réels. Les adultes non fumeurs soumis au tabagisme passif ont un risque de cancer du poumon multiplié par deux ou trois par rapport à ceux qui n'y sont pas exposés.

Chez un enfant des parents fumeurs, le risque d'infection des voies respiratoires (bronchite, pneumonie, otite, laryngite…) augmente de 60 % dans les premières années de sa vie.

Extrait du numéro 3 :

BARBARA

Je ne suis pas une grande dame de la chanson
Je ne suis pas une tulipe noire
Je ne suis pas poète
Je ne suis pas un oiseau de proie
Je ne suis pas désespérée du matin au soir
Je ne suis pas une mante religieuse
Je ne suis pas dans les tentures noires
Je ne suis pas une intellectuelle
Je ne suis pas une héroïne

Je suis une femme qui chante

Dans le numéro précédent du "Monde bleu", vous compariez vos goûts en matière d'artistes de variétés. A ma grande surprise, vous avez tenu à m'interroger aussi et j'ai cité le nom de Barbara.

Je ne connais pas, disent plusieurs. Ah oui, Barbara Streisand, disent d'autres. Pas tout à fait. Ce choix mérite donc quelques éclaircissements.

Pour mon chanteur préféré, les noms se bousculent : Jacques Brel, Jean Ferrat, Georges Brassens mais aussi Georges Moustaki, Serge Reggiani, Gilles Servat… alors que pour ma chanteuse préférée, le premier nom qui me vient à l'esprit est Barbara, auteur-compositeur-interprète.

Barbara est née à Paris le 9 juin 1930 et s'appelait Monique Serf.

Elle a connu des débuts difficiles dans des cabarets belges puis s'est produite à Paris, à l'Ecluse, à partir de 1958. Elle est alors l'interprète de Brassens, Brel, Ferré, Moustaki, Aznavour. Puis elle commence à chanter ses propres compositions et connaît le succès dans les années 60. Elle foule les grandes scènes : Bobino, l'Olympia, le Zénith ("Lily Passion" avec Gérard Depardieu).

Elle a obtenu deux victoires de la musique en 93 et 97 (artiste interprète féminin de l'année).

Elle a aussi tourné dans un film mis en scène par Jacques Brel, intitulé Frantz (1972).

Barbara s'est éteinte le 24 novembre 97.

Il nous reste sa voix fragile, émouvante, ses musiques en mineur et ses chansons mélancoliques, n'exprimant guère la joie de vivre. Parmi celles-ci, je vous recommande :

La plus connue : l'Aigle noir

La plus émouvante : Nantes

La plus poétique : Marienbad

Pas très connue mais superbe : Perlimpinpin

La plus belle : Ma plus belle histoire d'amour.

Votre prof principal

Extrait du numéro 4 :

EDITORIAL

" Le ciel est, par-dessus le toit,

Si bleu, si calme ! "

Faut-il être au repos forcé (Verlaine était emprisonné) pour s’apercevoir de la beauté de cet azur ? Prenons-nous le temps de regarder les merveilles qui nous entourent, en ce monde trépidant ?

" Le carnaval s’en va, les roses vont éclore. "

Le deuxième trimestre tourne à plein régime, les contrôles se succèdent, le P.A.E. approche. Comme vous nous l’avez recommandé, nous essayons de faire de notre mieux dans notre vie de collégiens et nous vous dédions, monsieur le directeur, ce quatrième numéro de notre modeste journal : " Le monde bleu ".

COMPTE RENDU DU CONSEIL DES DELEGUES

du mardi 14 mars 2000

Emmanuelle Fily et Cédric Bervas ont représenté notre division lors de la réunion des délégués (de 6ème à terminale) organisée par M. Le Fur, directeur-adjoint. Ils l’ont fait avec beaucoup de spontanéité et de simplicité. Merci à eux. Voici les points qu’ils ont évoqués :

- Trop de crachats (dus au foot ? phénomène de mode ?)

Par ailleurs, d’autres délégués souhaitent la création d’un bureau des élèves délégués. L’idée est bonne. Affaire à suivre.

Extrait du numéro 5 :

PAE JERSEY

Jersey

Jersey est une des îles Anglo-normandes. Elle se situe dans la Manche a 20 km de la côte Normande. Sa population est de 89136 habitants en 1998.Sa capitale est Saint-Hélier. Sur cette île on parle l’anglais et le français. La langue principale est l’anglais. Sa superficie est de 116 km2.


Résumé de la journée
Le douze avril 2000 nous sommes partis en car de Lesneven à 4h45 du matin ! A 8h nous sommes enfin arrivés à Saint-Malo. Là-bas, nous avons pris l’hydroglisseur. Une grande aventure commençait. Au début çà allait puis un vent de force 9 est arrivé et le bateau tanguait de plus en plus. Alors tout le monde s’est précipité à l’arrière du bateau. Bonjour les malades ! Enfin, nous sommes arrivés à JERSEY. Nous avons le car pour aller a la place "Liberation Square ". Puis, on nous a donné un questionnaire d’anglais. Ce qui nous a permis de visiter Saint-Hélier. Ensuite, nous avons été au marché couvert. Cela nous a permis de faire quelques achats. Puis nous avons pique-niqué. Comme il a commencé à pleuvoir, nous sommes retournés au marché. L’après-midi, nous avons fait le tour de l’île en car. Enfin nous sommes rentrés en bateau. Cette fois-ci, pas de problème à bord. A Saint-Malo, nous avons repris le car pour l’auberge. On pourra dire que cette journée était bien chargée.

Hélène et Kristell

PAE SAINT-MALO

Tout a commencé quand nous sommes partis vers 4h30 du matin de Lesneven. On était tout surpris à l’idée de partir à l’aventure avec quatre professeurs super sympathiques. On était deux classes de 6ème. Il y avait les 6ème E et les 6ème F les plus formidables. Quand on arriva à Saint-Malo, on prit le bateau pour se rendre à Jersey, on y resta une journée. Le passage sur le bateau s’est bien déroulé à part qu’il y avait quelques malades. Je laisse aux filles le soin de raconter la journée à Jersey, moi je dois parler de Saint-Malo.

Le soir quand on est revenu de Jersey, on est allé dans l’auberge de jeunesse de Cancale passer la nuit. Il y avait plusieurs chambres. Mais le plus important était que chacun ait une place pour dormir. Le lendemain matin on se réveilla tous avec un appétit d’ogre, enfin surtout moi.

Quand on est parti de l’auberge, on est allé ensuite faire les courses dans un supermarché de Saint-Malo. Après les courses, on est allé visiter la ville fortifiée de Saint-Malo. Après avoir fait tout le tour des remparts, on est allé manger sur une plage, puis on a fait un petit jeu très amusant. A la fin, on a fait un parcours où ce sont les élèves qui devaient trouver le bon chemin et les réponses.

Puis on est parti, nous voilà à nouveau dans le car ; en revenant, deux de nos professeurs (les hommes) nous ont chanté une chanson. Nous aussi élèves de 6ème F et de 6ème E on a chanté des chansons. Je vais vous dire qui était avec nous pour ces deux journées : il y avait Mlle Autret, Mme Le Berre, M. Bellec et M. Plougastel, les quatre plus fantastiques de nos professeurs.

Ces propos n’engagent que leurs auteurs : Sébastien et Paul

LA CHORALE AU QUARTZ

Jeudi 4 mai, les sixièmes et cinquièmes de la chorale sont partis en car vers deux heures.

Nous sommes allés au Quartz de Brest donner un concert. Le trajet fut long, mais amusant.

Il y avait douze chorales. Nous avons commencé ce rassemblement en chantant Belle-Ile-En-Mer (en solo). Les douze chorales réunies ont interprété :

L’inspecteur mène l’enquête ; Oh ! Peter et Va zour dantelezet.

A 21h30 nous sommes rentrés soit en car, soit en voiture avec nos parents. Le lendemain matin, les cours ont repris. Cet instant de bonheur nous a donné moins de peur et une envie encore plus folle de chanter.

Mélanie Quéméneur et Elise Cavarec

 

DERNIERE ENIGME : 42 KM + 195 M = ?

Paris, dimanche 9 avril, 7 h 30 du matin : en voulant voir de près l’Arc de Triomphe, j’ai déjà réussi à perdre dans la foule mes copains de club. Nous sommes partis du Finistère hier matin à l’aube ; direction parc des expositions, porte de Versailles, où nous avons retiré notre dossard et obtenu des autographes de Christine Arron et de quelques autres athlètes.

Une heure et demie à attendre, tantôt assis, tantôt debout parmi 32 000 autres fêlés du macadam. Nous avons revêtu le traditionnel "sac poubelle " qui nous garde à peu près au chaud. Le moment crucial approche. La bouteille d’eau désormais vide remplit, si j’ose dire, un autre rôle pour ceux qui éprouvent un petit besoin pressant. A dix minutes du départ, les sacs poubelles volent, les vieux tee-shirts volent les bouteilles sont délicatement déposées sur les côtés, près des grillages qui nous cernent.

Depuis 7 ans, je n’ai pas affronté cette distance mais c’est l’an 2 000, c’est Paris que je ne connais pas du tout et depuis 3 mois et demie, je m’entraîne de mon mieux.

9 h : le départ des vedettes ; une trentaine de secondes après, je franchis moi aussi la ligne de départ. Nous avons une puce (électronique) accrochée à la chaussure et le chronomètre se déclenche à notre passage sur cette ligne. Premier kilomètre sur les Champs Elysées en 5 mn : çà va ; je ne suis pas parti trop vite. Tiens, deux coureurs portant des ballons bleus sur ma droite : je vais essayer de les suivre un bon moment. Les ballons bleus doivent nous mener à 3 h 30, les oranges à 3 h 45, etc. Mon record étant de 3 h 39, je pars avec des idées de 3 h 40-3 h 45 à condition que mon genou tienne. Il n’est pas rare qu’au bout d’une quinzaine de kilomètres, je ressente une douleur au genou droit. 3 km : deux copains de club me rejoignent ; les autres sont plus loin derrière. Je suis les ballons bleus. Mes deux copains les dépassent : tant pis, je les laisse partir. 5 km : je ne prends rien au premier ravitaillement. Petite alerte : vers le 8ème km : je respire moins bien ; est-ce la fameuse pollution parisienne ? 10km : je me ravitaille. Tout va bien, je continue à courir à 12 km/h. On passe près du zoo de Vincennes : je pense au film "le père Noël est une ordure ". Devant le Château de Vincennes, un groupe breton donne l’aubade. 14 km : le premier tiers de la course s’est passé convenablement.

Pendant le deuxième tiers de la course, les ballons bleus s’éloignent ; ils vont un peu trop vite pour moi ; pourtant, je suis toujours dans les temps ; j’ai même quelques secondes d’avance sur mon tableau de marche. Le premier passage souterrain des quais de la Seine est atroce : autour de moi, les gens chantent, pardon hurlent : " On est les champions, on est les champions… ". Vous imaginez la résonance. Vivement le bout du tunnel. Après, çà va mieux ; j’ai une pensée pour Lady Di quand on passe à l’endroit même où a eu lieu son accident mortel. 30 km : j’aperçois la tour Eiffel sur la gauche, de l’autre côté de la Seine ; au même moment, je reçois les encouragements de supporters qui ont fait avec nous le déplacement en car.

C’est bon pour le moral.

Je suis au 3ème tiers de la course : c’est de plus en plus dur mais ma vitesse de croisière reste identique ; je n’en reviens pas. Toujours 5 mn au kilomètre. Le genou tient. A un moment, je me parle tout seul, je m’encourage. Au 35ème kilomètre, je rattrape un des deux copains de club : il est mal, il souffre de crampes. Je continue toujours ; ma moyenne faiblit un peu. Je crois que l’on passe près de Roland Garos ; le bois de Boulogne ; que c’est dur. Pourtant, je suis agacé quand un coureur devant moi ne va pas assez vite. 40 km : dernier ravitaillement. Je ne vois pas la flamme rouge. Dernière ligne droite : j’accélère pour "gratter " quelques places, je franchis la ligne en 6 745ème place et en 3 h 33 mn 30 s : record battu ; c’est super. On m’enlève la puce on me remet une belle médaille. J’ai tout de même un petit moment de faiblesse : je m’alimente en sucre, raisins, pomme, boisson énergétique, çà va mieux.

Je retrouve mon copain, on retrouve le car, les autres coureurs du club finissent aussi, presque tous en moins de 4 heures, demain je retrouverai les élèves et pourrai leur donner la réponse de l’énigme :

42 km + 195 m = le MARATHON

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